Toits verts / Toitures végétalisées: plantation extensive ou intensive
Selon l'épaisseur de substrat et le degré d'arrosage souhaité on pourra faire une plantation de type extensive, semi-extensive ou intensive.
Plantation extensive.
Il s'agit d'un type de plantation de faible épaisseur de substrat ( 4 à 6 pouces) qu'on ne veut pas nécessairement arroser sauf en cas de sécheresse prolongée. Cette plantation utilise surtout des couvre-sols très rustiques capables de supporter des sécheresses et qui prennent rapidement de l'expansion pour ombrager le sol et le stabiliser par leurs racines. Son substrat de culture contiendra jusqu'à 70% d'agrégats poreux, en volume, afin de conserver le plus d'eau possible.
Plantation semi-extensive.
C'est aussi une plantation de faible épaisseur ( 6 pouces) ayant généralement un système d'arrosage automatique goutte à goutte se faisant par petits conduits situés sous le substrat de culture entre le géotextile filtrant et le géotextile anti-racine. Voilà pourquoi le géotextile filtrant doit aussi être un géotextile absorbant. Il absorbe les gouttes d'eau pour humidifier les racines sans réduire l'oxygénation des racines. Ce système est aussi très économe en eau, ne créant presque pas d'évaporation. Ce type de culture peut mélanger les couvre-sols, les plantes à fleurs ou à feuillage, les légumes et même de petits arbustes ou des grimpants comme la vigne vierge ou le chèvrefeuille. Le substrat d'une culture semi-extensive est généralement composé d'environ 50% d'agrégats poreux.
Plantation intensive.
C'est un type de culture dans des bacs pouvant faire jusqu'à 1 ou 2 mètres de profondeur. La culture intensive peut accommoder des arbres tels des pommetiers décoratifs ou des frênes. De manière générale, il est recommandé de leur poser des haubans pour résister aux grands vents. Ces systèmes devraient toujours être munis d'arrosage automatique pour assurer la survie des arbres. Le volume d'agrégats est souvent réduit à 40% pour faire place à plus d'éléments nutritifs.
Quel est le meilleur choix.
La tendance actuelle au Canada est de réduire l'épaisseur du substrat pour réduire son poids et les coûts de structure. Cette tendance va fortement à l'encontre des bénéfices sociaux recherchés par l'implantation des toits verts:
- la rétention d'eau pour soulager les usines d'épuration est beaucoup moindre
- la survie des plantes s'en trouve fragilisée pendant les premières années et pendant les sécheresses. Dans l'éventualité où les plantes meurent les racines ne retiendront plus le sol et celui-ci peut être balayé par l'eau et le vent. Une grande surface de plantes séchées devient aussi un facteur de propagation de la flamme élevé pouvant s'envoler et communiquer un incendie à d'autres immeubles à proximité.
- la fonction du toit vert s'en trouve très limitée. Il n'est plus question d'y faire un jardin potager pour les occupants mais seulement un couvre-sol exigeant de l'entretien et du désherbage contre les plantes allergènes comme l'herbe à poux.
- l'efficacité énergétique est moindre en chauffage comme en climatisation Parmi les produits offerts, le systèmes ultra-léger se démarque fortement des autres produits. Il est préfabriqué et facile à installer par des néophytes.
Coût et réalisation
Coûts. Le coût d'un toit végétalisé varie beaucoup en fonction de l'épaisseur de substrat, de la dimension de surface végétalisée et du type de végétaux. Pour une toiture de type extensive d'une dimension de 1 000 pi.ca. entièrement couverte on doit prévoir un budget de 17$/pi.ca., main-d'oeuvre incluse. Pour un petit coin terrasse de 200 pi.ca. le coût total sera moindre mais coûtera plus cher au pied carré soit environ 25$/pi.ca.Qui peut le faire ? Aucun couvreurs n'a l'expertise pour réaliser des systèmes de culture sur toits. Il faut généralement faire réaliser la membrane d'étanchéité par le couvreur et donner le contrat de toit végétal à un paysagiste expérimenté dans ce domaine.
Source : information sur les toits verts - plantation sur la toiture
